La bientraitance …. n’est pas un gros mot

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La bientraitance …. n’est pas un gros mot

bientraitance

Dessiner les contours précis de la bientraitance est-ce possible ?

Le concept de la bientraitance est apparu dans le secteur médico-social en opposition de la maltraitance et afin de changer les pratiques. L’idée ‘un changement de paradigme semblait nécessaire afin de ne plus stigmatiser des pratiques qui devaient évoluer mais qui étaient malheureusement encrées dans le quotidien.

La Haute Autorité en Santé a définit le concept de la bientraitance comme le projet commun d’une équipe qui concoure à mettre en place le meilleur accompagnement possible ans le respect des choix de l’usager et dans l’adaptation la plus juste à ses besoins.

En juin 2008, l’ANAESM a diffusé une recommandation des bonnes pratiques :

La bientraitance : définition et repères pour la mise en œuvre

Pour Rappel :

Depuis 4 décennies maintenant nous évoluons du concept de prévention de la maltraitance vers celui de promotion de la bientraitance.

Pour rappel le conseil de l’Europe s’est penché deux fois sur la définition de la maltraitance :

  • 1987 : Il définit la maltraitance ainsi : “tout acte ou omission commis par une personne, s’il porte atteinte à la vie, à l’intégrité corporelle ou psychique ou à la liberté d’une autre personne ou compromet gravement le développement de sa personnalité et/ou nuit à sa sécurité financière”.
  • 1992 : Il classifie la maltraitance selon 7 catégories :
    • Les Violences physiques,
    • Violences psychiques ou morales,
    • Privations ou violations de droits,
    • Violences médicales ou médicamenteuses,
    • Négligences Actives,
    • Violences matérielles et financières,
    • Négligences Passives.

La bientraitance est donc une façon d’accompagner les personnes vulnérables qui au delà de bannir tout acte maltraitant vise à mettre en avant le respect des souhaits des personnes âgées.  Cependant une fois cette jolie phrase posée, il n’est pas simple dans le quotidien des professionnels de maintenir cette pratique.

Je ne parle pas ici des dernières vidéos diffusées par l’émission de France 3 Pièces à conviction : Les enfants sacrifiés de la république où la maltraitance est bien présente. Dans toutes les institutions sociales, médico-sociales la question de la bientraitance et de la maltraitance se pose. Cependant, il s’agit d’un travail au quotidien de s’assurer que les équipes intègrent les principes fondamentaux de la bientraitance et de tout refus de la bientraitance.

La formation : un levier indispensable mais pas suffisant.

Evidemment, la formation est un levier pour valoriser et accompagner vers les bonnes pratiques. La formation est un outil qui rappelle que ce qui se produit quotidiennement n’est peut-être pas bientraitant. La formation de tous est nécessaires : des cadres comme des équipes de terrain.

En effet, il ne faut pas penser que seules les équipes de terrain sont à former ou reformer dans le cadre de cette problématique. Il est important de former les cadres pour accompagner et repérer toute difficulté. Les cadres ont un rôle fondamental à jouer dans la diffusion de la bientraitance et la lutte contre la maltraitance. Leur rôle d’accompagnement mais également de repérage et enfin de “formation” des professionnels qui pourraient être en difficulté est important. Il ne faut pas minimiser le regard dit extérieur des cadres : ils rappellent la règle, il rappellent ce qui autorisé ou pas.

Le binôme formation et encadrement est nécessaire afin de permettre de diffuser les “règles” de la bientraitance.

La formation repose les principes de bases, rappelle l’ensemble des consignes et fondements de la bientraitance. Mais la formation professionnelle continue apporte aussi des éclairages sur les pratiques professionnelles quotidiennes. Elle permet également aux stagiaires présents de confronter leur point de vue, d’échanger sur leur expérience.

Dans un établissement quel qu’il soit l’ensemble du personnel devrait bénéficier d’une formation concernant la bientraitance dans le champs concerné. Les cadres tout autant que les équipes.

Et l’encadrement :

L’encadrement, deuxième pilier, se doit d’être en permanence le garant de cette bientraitance. L’accueil des personnes vulnérables dans nos établissements est déjà un véritable choc tant pour eux même que pour leur famille. Les professionnels doivent faire le nécessaire afin d’assouplir ce cadre rigoureux. L’encadrement devra tout mettre en oeuvre afin de s’assurer que les bonnes pratiques sont mises en oeuvre et qu’aucune dérive ne s’installe.

En conclusion :

Après 20 années dans le secteur médico-social, et presque autant dans le management et la direction de services et établissements médico-sociaux, Belinda INFRAY, directrice pédagogique d’ADIMPLETIONUM, a fait le choix e travailler et de présenter des formations où la bientraitance est le fil conducteur des journées de formations.

Bien entendu toutes les formations ne sont pas directement liées à la bientraitance ou au phénomène de maltraitance, mais l’ensemble des formateurs qui travaillent pour Adimpletionum diffusent ces principes dans leurs formations.

 

 

 

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